Je suis nul – il est maladroit – elle est méchante – elle est sans limites – il est con – je suis une victime … …
Autant de jugements que nous portons sur les autres ou sur nous-mêmes.
Autant de croyances limitantes que nous rentrons en nous
Autant de comportements que nous cristallisons croyant qu’ils nous constituent, qu’ils sont ce que nous sommes en tant qu’être !!
STOP, arrêtons ces accusations dangereuses qui nous empêchent d’évoluer, qui nous empêchent de nous améliorer, qui nous empêchent d’être réellement nous-même.
Imaginez un instant, un enfant renverse un verre !
SITUATION 1 :
« Qu’est-ce que tu es maladroit ! «
Et un peu plus tard dans la journée « Il a renversé son verre, je te jure, c’est un maladroit »
Et le lendemain : « tu fais attention hein, tu sais que tu es maladroit »
Et bam : un verre de renversé
Et ainsi de suite
L’adulte, qui se présentera au monde : « je suis un maladroit »
C’est cristallisé en lui, cela devient une part de son identité, donc, comme cela fait partie intégrante de lui, il ne pourra jamais le corriger : on ne corrige pas qui l’on est !!
SITUATION 2 :
« Oups, tu as eu un geste maladroit, le verre est par terre »
Un peu plus tard dans la journée « Oui chéri, il a fait un grand geste qui a renversé le verre »
Et le lendemain « Essaye de contrôler tes gestes pour apprendre à ne pas renverser ton verre comme hier s’il te plait »
L’enfant dans ce cas-là, n’a pas les éléments pour croire qu’il sera maladroit toute sa vie ! que cela fait partie intime de son fonctionnement et donc, il sait qu’il peut améliorer ce point.
S’il y met un peu de volonté ou de ressources positives, il pourrait même devenir un adulte extrêmement habile.
Et ce qui est valable pour les enfants, l’es aussi pour les adultes.
On vous rabâche d’être vous-même pour découvrir la sérénité et la paix.
Mais, autour de vous vous êtes cerné par les jugements identitaires qui vous collent des étiquettes que vous ne pouvez pas corriger si elles vous constituent !!!
Je vais vous livrer mon exemple personnel : d’abord car je sais ce qu’il a provoqué en moi et aussi car au départ, ce n’était pas un jugement spécialement extrême ni même violent mais les conséquences l’ont étés.
LE CONTEXTE :
Après une année particulièrement difficile, j’étais hypertendue, épuisée, dépressive et je venais de perdre tout ce à quoi je tenais (tous ceux plutôt).
Et, une « amie » ma servi sur un plateau le jugement « tu es sans limites », je veux plus te voir et a refusé la discussion qui aurait pu aller avec pour clarifier la distinction entre les comportements concernés et mon identité.
LES CONSEQUENCES :
Étant particulièrement sujette à la culpabilité et à la remise en question personnelle.
Comme, en plus, je n’étais clairement pas dans un état psychologique permettant la prise de recul.
J’ai reçu l’information que « être sans limites » était considéré comme mon être profond dans sa globalité.
Ma première réaction comportementale a donc été de cristalliser ce jugement, je me suis attachée à « être sans limite » : le pot de colle qui emmerde le monde.
En parallèle de cela, comme cette accusation liée à mon être n’était pas du tout en lien avec ma réalité profonde, je suis rentrée dans une introspection extrême durant laquelle j’ai entièrement renié mon être : dans sa globalité.
J’ai tout démonté, j’ai tout déstructuré comme un puzzle que l’on jette au sol.
Résultat : j’ai détruit mes ressources positives internes avec !!
J’ai détruit mes comportements positifs avec !!
J’ai perdu tout mon alignement que je venais tout juste de construire grâce à cette même personne d’ailleurs.
Je me suis retrouvée comme une grande coquille vide qui attend patiemment la fin.
Car, comme on ne peut pas changer ce que l’on est : si une accusation liée à un comportement vous place une erreur dans votre être ; dans ce cas là, le problème prend une ampleur catastrophique et surtout ne peut pas être résolu, jamais.
Et pour retrouver des ressources positives perdues, je vous jure que ce n’est clairement pas une partie de plaisir.
LA REALITE :
J’avais effectivement un souci concernant la gestion de la distance, la proxémie, l’intimité durant cette période.
Mais c’était un souci comportemental déclenché par le contexte joint à une petite problématique d’enfance trouvée depuis.
Instinctivement je l’avais d’ailleurs décelé puisque j’avais exprimé à cette époque-là : « je sais ce que je dois faire, mais je n’y parviens pas, j’ai besoin d’aide ».
Mais, recevoir un jugement identitaire à la place a déclenché une crise identitaire violente et inutile.
SURVEILLEZ VOS MOTS ET CEUX DES AUTRES :
Quand vous accusez quelqu’un D’ETRE quoique ce soit : vous lui entrer cette accusation dans son être profond !
Si la personne a la chance de réellement connaitre son identité, cela glissera sur elle donc, les conséquences n’existeront pas.
Si la personne fonctionne beaucoup de manière inconsciente, elle risque de prendre ce jugement pour l’intégrer dans son identité : soit il va la cristalliser et la faire sienne, soit, il va la rejeter violemment et en devenir phobique.
ET, Si la personne est en pleine évolution avec des sauts de conscience en cours, c’est là que la pire des conséquences va surgir, car il y aura une énorme crise identitaire qui risque de sortir et qui sera sans contrôle et qui sera d’autant plus forte que le lien affectif avec l’accusateur sera fort.
Les gens ont des comportements qui ne les constituent pas en tant qu’être.
Un même comportement aura des causes et des intentions différentes d’une personne à l’autre.
Alors, ARRETONS de juger les autres en leur collant leur comportement de force dans leur identité.
Nous pouvons très bien pointer un comportement ressenti comme négatif, envahissant, inadéquate ou injuste sans pour autant le cristalliser sur la personne qui l’a effectué.
Cela va lui ouvrir la possibilité d’évoluer, de se détacher du comportement pour en trouver les déclencheurs, d’envisager d’autre options comportementales : le tout, sans toucher à leur nature profonde, et même au contraire, en la révélant encore plus. Et cela lui laisse une chance de vous montrer le meilleur de lui même et préserver ainsi des relations et des interactions saines.
« L’éveil » ! cet objectif si à la mode !! Il est vendu à tout les menu du développement personnel. Il est le pain béni de bon nombre de praticiens du bien-être. Nous croisons des personnes avec un sourire extatique se croyant des « éveillés » et nourrissant leur égo avec cette certitude et d’autres qui bossent, triment, se violentent mentalement pour l’atteindre. Tout ça pour gagner une clef du bonheur que l’on ne sait pas déjà avoir .
Mais pourquoi être si laborieux ?
AGIR OU NON AGIR ?
L’acte du « non agir » participe quelque part à l’éveil de la conscience selon moi. J’entends par là, le fait qu’il n’est aucunement nécessaire de partir sur une concentration laborieuse pour s’éveiller, bien au contraire ! Il faut avoir une attention pleine et entière afin de réussir à voir l’ensemble, toute la trame, la matrice. Lorsqu’on se « concentre », nous avons le nez sur un point précis et cela empêche d’y voir clair alors que l’attention ouvre le champ du visible : c’est le principe du non agir, avoir une attention pleine et entière qui guide notre action sans interférence des pensées du mental.
Le fait de « voir », cela n’oblige pas à agir. C’est une des étapes qu’il est intéressant à vivre. Elle se combine avec la notion de responsabilité. Beaucoup de « guides spirituels » vous disent « il faut être responsables, ce qui vous arrive est de votre fait ». Pour être tombée moi-même dans ce piège, je trouve cela vraiment dangereux à dire quand on ne sait pas ce qui constitue les pensées de l’interlocuteur : cela risque d’ouvrir la porte au sentiment de culpabilité qui fausse tout le réel d’une personne de manière astronomique.
Non, nous ne sommes pas responsables si quelqu’un nous fait du mal, NON, nous ne sommes pas responsables si cela génère chez nous de la colère, frustration, peur ou tout autres émotions désagréable. OUI, nous devenons responsables une fois cette émotion en nous de la prendre en charge. Et c’est là que le VOIR intervient : il nous faut « voir » ces émotions qui sont apparues en nous : sans les comparer, sans les juger, sans les critiquer. Et il nous faut réussir à les déconnecter du fait « d’agir » en fonction des pensées qui seront générées par ce mal être. Agir n’est pas une chose « juste » si elle est connectée à des pensées fruits de ressentis passés négatifs. Toute la difficulté est là : réussir à VOIR et savoir quand l’action sera juste ou non.
LA MEMOIRE ET LE TEMPS
Une autre clef à percevoir selon moi est la notion de la mémoire et du temps.
L’homme, par nature, veut des « certitudes » afin de se sentir sécurisé. C’est pour cela qu’il utilise sa mémoire pour faire émerger des pensées depuis le passé pour comprendre le présent. A chaque événement présent, il se réfère instinctivement au passé pour trouver des certitudes.
Ces « vielles » pensées génèrent des « affirmations » forcément faussées puisque ne sont pas appuyées sur la réalité du présent mais sur une « ZONE DE CONNU » passée.
« Sans notre histoire, nous serions bien » Byron Katie.
Cette citation est très importante car la majorité de nos pensées émergent depuis notre histoire ou nos mémoires cellulaires : elles sont donc forcément inadéquates au présent.
Le cerveau est comme un ordinateur : il utilise ses expériences passées pour comparer, juger et découper : ces pensées nous rendent juges et partie ce qui empêche d’être dans le juste.
S’éveiller sur ce point revient donc à réussir à ne rien évaluer ou surtout comparer dans l’instant.
« Vous n’êtes pas vos pensées, vous êtes celui qui les choisit. » Bramahdev
LA FOI OU LES PREUVES ?
« Je ne crois que ce que je vois » C’est une autre des problématiques de notre fonctionnement actuel. Cela implique de limiter nous-même notre vision et de fermer nous-même notre esprit à ce qui est ! Sous prétexte que nous ne le voyons pas. Nous ne voyons pas les ondes, pourtant elles existent, nous ne voyons pas certaines fréquence lumineuses ou sonores pourtant, elles existent.
Une vision limitée, implique une croyance limitée. Rester fermé sur ce point implique forcément une illusion qui nous rassure, certes, mais qui n’est pas la réalité ! Et, s’éveiller, justement, est la capacité à comprendre que nous percevons un « rêve » et non le réel.
« Ce que l’on ne peut pas savoir soi-même finit par arriver à l’extérieur comme un destin » K Jung.
Il nous parle de ce fameux effet miroir de la vie et de cette notion de synchronicité qui se présente à nous.
Si nous attachons notre attention sur ces phénomènes extérieurs, ils sont des boussoles qui peuvent nous permettre de voir de manière plus large en nous.
VITE OU LENTEMENT ?
« A chaque jour suffit sa peine ». Faire de son éveil un objectif impératif et urgent pour arrêter de souffrir est en lui-même la preuve que l’on va partir sur des chemins remplis de nouvelles illusions. Voir en soi, sans évaluation, dans son entièreté est un exercice auquel nous n’avons pas été éduqué dans notre société donc, si nous voulons aller plus vite que le grain de sable qui passe un à un dans le sablier : Soit nous irons faire face à des choses pour lesquelles nous ne sommes pas encore prêt, Soit nous irons « au plus rapide » et donc vers une nouvelle croyance, une nouvelle illusion qui rassurera nos certitudes et donc notre Ego.
Il ne faut pas oublier de vivre, de respirer chaque instant vécu à cause d’un objectif que nous ne pourrons jamais atteindre si nous ne prenons pas le temps du présent puisque c’est justement sa leçon.
QUI NOUS PROTEGE ?
Ce que l’on nomme les « gardiens du seuil » sont ces bloqueurs psychologiques qui nous empêchent « d’aller plus loin » dans notre démarche par moment. Parfois, ils ont une représentation matérielle mais, on les rencontre souvent dans nos rêves.
Nos gardiens du seuil veillent sur nous, il y en a quelques petits et surtout un puissant qui nous empêchera de « passer » quoiqu’il arrive si nous n’avons pas préparé notre conscience. Les phases d’éveil, hormis quelques rares exceptions se font par étapes : cela donne l’impression de faire des « bonds » de conscience par moment.
Nous passons un « seuil ». C’est une sorte de passage d’une vie sans liberté à une vie plus responsable qui s’installe tout doucement.
Le premier changement de conscience majeure étant gardé par un bon gardien : son passage permet de ressentir, au-delà de toute description, le fait de posséder en soi un regard neutre qui observe notre vie intérieure.
Le passage considéré ultime possède un « gardien du seuil » encore plus perceptible dans son rôle car, à partir de là, la conscience réalise qu’elle-même est ce regard : l’observateur est l’observé comme aimait a la dire Jiddu krishnamurti.
Ce seuil ne peut être franchi que si la personne est « prête » car à partir de là, il n’y a plus de regard, il n’y a plus de règles externes, il n’y a plus « d’éducation » : c’est la boussole interne qui permet d’être « juste » face aux évènements qui se présentent. Nous n’avons plus de balise pour nous guider : pour exemple, nous n’avons plus à nous retenir moralement de tuer, c’est de l’idée de tuer elle-même dont nous nous libérons donc ; la moralité qui nous interdit de tuer, n’est plus nécessaire. Le gardien du seuil évite à n’importe qui d’entrer dans cette conscience sans « règle » ni balises s’il n’y est pas prêt, ce serait dangereux.
Nous ne parlons ici bien sûr pas de comprendre les étapes avec le mental, ce qui ne serait qu’une illusion de plus mais de les ressentir en conscience avec une attention pleine et entière.
« Tant que tu redoutes d’avoir à diriger toit même ta destinée, tu dois rester devant ce seuil ou te heurter à lui. Tu ne passeras pas. N’essaie pas de le franchir avant d’être affranchi de la peur et d’être prêt à te charger de la responsabilité suprême. » Steiner
L’homme, dans sa grande majorité ne désire pas réellement être Libre !! Tant que cela sera, il ne pourra pas élever sa conscience, il fera semblant.
LA MODE, PIEGE DE NOUVELLES ILLUSIONS ?
L’actuel phénomène de mode sur le développement personnel apporte son lot d’avantages et d’inconvénients.
Comment réussir à trouver notre propre chemin d’ouverture spirituelle au milieu du chemin des autres ? Cette « mode » nous offre beaucoup d’outils ou de « méthodes ». Mais, le risque est de tomber dans le chemin d’un autre dans notre soif de comprendre et d’avoir des certitudes. L’opportunité par contre, est de pouvoir trouver plus facilement qu’avant un moyen de nous ouvrir à nous même.
Un des moyens d’éviter d’emprunter le chemin d’un autre est de trouver ce fameux « enfant intérieur » qui nous est propre : cet enfant que nous étions avant de nous faire rattraper par les pensées générées par notre histoire, notre mémoire, notre formatage. Nous reconnecter à nos jeux d’enfance peut nous éviter de vouloir faire « comme les autres ».
Un autre moyen est d’être attentif à nos rêves : ils nous sont propres, ils peuvent nous permettre de sentir si nous partons vers une harmonie véritable ou bien une dissociation par rapport à qui nous sommes.
Avancer avec notre conscience est un chemin bien solitaire, l’avantage de ce phénomène de mode est d’avoir l’opportunité de croiser sur notre route d’autres « chercheurs », de nous sentir moins seul face à cette démarche, ce qui peut aider. Mais, la vigilance est de mise, les vendeurs d’éveil facile parcourent le monde et ils connaissent le langage du mental pour nous rendormir.
« La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie » E Tolle.
POURQUOI SE CROIRE OBLIGE DE SOUFFRIR ?
La souffrance est-elle obligatoire pour se « réveiller » Nous parlons bien sûr de la notion de souffrance psychologique que nous nous infligeons. Personnellement je ne crois pas à cette « obligation » : Bien sûr, les étapes qui sont traversées pour élargir notre conscience sont inconfortables puisque nous devons quitter nos certitudes et mourir à notre passé. Beaucoup de personnes prennent ce chemin car leur mental leur génères des souffrances bien trop puissantes pour rester supportables. Mais il n’est pas obligatoire d’aller au fond du trou pour marcher en laissant derrière nous le passé pour nous connecter à ce qui est.
C’est pour moi une croyance limitante comme une autre « tu dois souffrir, accepte-le » ! Certaines personnes traversent la vie avec une résilience naturelle qu’ils ne calculent pas car ils ne s’attachent pas à la souffrance au-delà du raisonnable, ce n’est pas forcément un acte « en conscience », mais ils savent le faire, ils savent choisir leurs pensées.
« Le changement n’est jamais douloureux ; seul la résistance au changement est douloureux » Buddha
L’IMPERMANENCE ET LA VIGILANCE
L’impermanence de l’éveil est aussi à prendre en compte. Beaucoup de gens veulent pouvoir dire « ayé, je suis éveillé ».
Croire que c’est un objectif comme un diplôme qui aurait valeur pour le restant d’une vie est une des erreurs classique. Nous en revenons au besoin de certitude de l’homme. L’éveil participe au fait d’entrer dans l’incertitude et il n’est pas permanent : « l’esprit est difficile à maitriser et instable » buddha.
S’éveiller ne veut pas dire que notre vie va se transformer par magie à jamais : un dicton zen nous dit : « Avant l’éveil, coupe le bois et transporte l’eau. Après l’éveil, coupe le bois et transporte l’eau. »
Quand vous devenez éveillé, vous n’êtes pas libre d’engagements. Ce que vous êtes, c’est que vous apprenez comment rester en paix dans toutes les situations. Encore faut-il faire attention à ne pas laisser le mental nous attacher à nouveau.
Une petite histoire pour finir :
Il y avait un homme dans un petit village, il servit les villageois, fit son travail et pensa alors qu’il voulait maintenant faire quelque chose pour lui. Il a alors pensé à la méditation et à dédier sa vie à la spiritualité. C’est alors qu’un maître est arrivé dans le village. Il alla alors voir le maître pour lui expliquer qu’il a choisi de dédier sa vie à la spiritualité. Il lui demanda des instructions pour devenir un être éveillé, pour obtenir une réalisation spirituelle. Le maître fut ravi et lui donna des instructions, des techniques, des enseignements…. L’homme était très heureux et alla dans une grotte pour pratiquer comme le maître le lui a expliqué. Et il essayait ainsi d’obtenir une réalisation spirituelle. 20 ans s’écoulèrent et rien ne se passa…… Il avait l’impression que tout était pareil depuis ses débuts. Il songea à arrêter un peu découragé : puis le même maître qu’il avait rencontré 20 ans plus tôt apparu de nouveau dans son village. Il alla le voir. Il demanda au maître s’il se souvenait de lui. Le maître ne se souvenant plus très bien, il lui expliqua son histoire et leur rencontre 20 ans plus tôt quand il était venu lui demander des instructions. Il demanda alors au maitre : « j’ai pratiqué pendant 20 ans, j’ai utilisé vos instructions, vos techniques. Je suis toujours au même point. Est-ce que je fais quelques choses de façon incorrecte ?» Le maître lui demanda de lui expliquer à nouveau les instructions pour lui rafraîchir la mémoire. Une fois que l’homme lui expliqua, le maître secoua la tête pour lui dire que les instructions sont complètement fausses. L’homme fut naturellement déçu après avoir passé 20 ans à pratiquer avec des instructions fausses. Il repartit en réfléchissant à d’autres options pour sa vie puis comme il avait passé 20 ans à faire la même chose encore et encore, il n’avait pas vraiment d’autre choix que de continuer à faire encore la même chose. Il retourna à sa grotte pour méditer. Il fit alors la même chose mais cette fois sans aucune attente particulière. A sa grande surprise, le jour suivant il atteignit l’état d’éveil. Il alla voir le maître et lui dit « vos instructions n’étaient pas fausses, pourquoi m’avez-vous dit qu’elles étaient fausses ? » Le maître lui répondit : « Parce que tu avais de grandes attentes pour devenir éveillé. Quand tu appliques mes techniques, tu crées une tension, une lutte. Tu fais cela avec un fort attachement. Quand je t’ai dit que tout était faux, tu l’as juste fait parce que tu aimais le faire, pas parce que tu voulais obtenir quelque chose de particulier. » Voila le truc.
Au-delà de la sensation agréable qu’il procure: Le massage régulier s’appuie sur des mécanismes physiologiques et psychologiques bien établis par la recherche scientifique. Intégrer cette pratique dans votre routine de bien-être n’est pas seulement un plaisir, mais un véritable investissement pour votre santé physique et mentale. Explorons les preuves scientifiques qui soutiennent les nombreux avantages du massage régulier.
1. Réduction du Stress et de l’Anxiété : Un Effet Hormonal Prouvé
Plusieurs études ont démontré l’impact significatif du massage sur la régulation des hormones liées au stress.
Une recherche publiée dans le Journal of Alternative and Complementary Medicine a montré que la thérapie par le massage entraînait une diminution significative du cortisol, l’hormone du stress, tout en augmentant les niveaux de neurotransmetteurs associés au bien-être, tels que la sérotonine et la dopamine ([1]).
Ces changements hormonaux expliquent la sensation de calme et de relaxation profonde ressentie après un massage régulier.
2. Soulagement de la Douleur Musculaire et Amélioration de la Circulation : Des Mécanismes Physiologiques Clairs
La science soutient l’efficacité du massage dans la gestion de la douleur musculo-squelettique.
Une méta-analyse parue dans JAMA Internal Medicine a conclu que la thérapie par le massage est bénéfique pour la douleur chronique, y compris les douleurs dorsales, cervicales et l’arthrose ([2]).
Les mécanismes impliqués incluent l’augmentation du flux sanguin local, la réduction de la tension musculaire, la libération de points trigger et la modulation de la perception de la douleur par le système nerveux.
De plus, des études ont montré que le massage peut améliorer la circulation lymphatique, favorisant l’élimination des déchets métaboliques et réduisant l’inflammation ([3]).
3. Amélioration de la Qualité du Sommeil : Une Action sur le Système Nerveux Autonome
Les troubles du sommeil sont une problématique de santé publique majeure. La recherche suggère que le massage régulier peut avoir un impact positif sur la qualité du sommeil.
Une étude publiée dans l’International Journal of Neuroscience a révélé que les nourrissons massés dormaient plus longtemps et étaient plus actifs ([4]).
Chez les adultes, la réduction du stress et de l’anxiété induite par le massage contribue à un endormissement plus facile et à un sommeil plus profond et réparateur, agissant sur la régulation du système nerveux autonome ([5]).
4. Renforcement du Système Immunitaire : Un Lien par la Réduction du Stress
Bien que la recherche directe sur l’impact du massage sur le système immunitaire soit encore en cours, des études préliminaires suggèrent un lien indirect.
Le stress chronique est connu pour affaiblir la fonction immunitaire en supprimant l’activité des lymphocytes.
En réduisant les niveaux de cortisol, le massage régulier pourrait potentiellement aider à maintenir une fonction immunitaire optimale ([1]).
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour établir un lien de causalité direct et identifier les mécanismes précis.
5. Augmentation de la Conscience Corporelle et Réduction de la Raideur : Des Effets sur la Proprioception
Le massage régulier peut améliorer la proprioception, c’est-à-dire la conscience de la position de son corps dans l’espace.
En stimulant les récepteurs sensoriels de la peau et des muscles, le massage aide à rétablir une meilleure communication entre le corps et le cerveau ([6]).
Cela peut se traduire par une réduction de la raideur, une amélioration de l’équilibre et une plus grande conscience des tensions corporelles, permettant d’adopter des habitudes plus saines.
Intégrer le Massage Régulier : Une Approche Fondée sur la Science
Les preuves scientifiques convergent pour souligner les multiples bénéfices du massage régulier pour la santé physique et mentale. En agissant sur les systèmes hormonal, nerveux, musculaire et circulatoire, le massage offre une approche holistique du bien-être. La fréquence idéale des séances peut varier, mais même des massages réguliers espacés peuvent apporter des améliorations significatives.
En conclusion, choisir d’intégrer le massage régulier dans votre routine n’est pas un simple plaisir passager, mais une décision éclairée basée sur des résultats scientifiques solides. En investissant dans des séances régulières, vous investissez dans une meilleure gestion du stress, un soulagement de la douleur, une amélioration du sommeil et potentiellement un renforcement de votre système immunitaire, contribuant ainsi à une vie plus saine et plus équilibrée.
Références scientifiques :
[1] Field, T., Hernandez-Reif, M., Diego, M., Schanberg, S., & Kuhn, C. (2005). Cortisol decreases and serotonin and dopamine increase following massage therapy. International Journal of Neuroscience, 115(10), 1397-1413.
[2] Chou, R., Deyo, R. A., Friedly, J., Skelly, A., Hashimoto, R., Weimer, M., … & Brodt, E. D. (2016). Nonpharmacologic Therapies for Low Back Pain: A Systematic Review for an American College of Physicians Clinical Practice Guideline. Annals of Internal Medicine, 164(1), 19-32.
[3] Goldman, R. (2010). Massage as a means of lymphatic drainage. Journal of Bodywork and Movement Therapies, 14(3), 298-306.
[4] Field, T., Schanberg, S. M., Scafidi, F., Roberts, J., Morrow, C., Novak, M., & Kuhn, C. M. (1986). Tactile/kinesthetic stimulation effects on preterm neonates. Pediatrics, 77(5), 654-658.
[5] Moraska, A. F., Pollini, R. A., Boulanger, K., Brooks, M. Z., & Grant, J. A. (2008). Physiological adjustments to stress measures following massage therapy: a meta-analysis. Journal of Bodywork and Movement Therapies, 12(2), 180-188.
[6] Langevin, H. M., & Sherman, K. J. (2007). Research on massage therapy: challenges and opportunities. Physical Therapy, 87(4), 408-411.
1 français sur 5 se fait masser au moins de temps en temps, certains régulièrement.
1 sur 2 exprime le besoin ou l’envie de se faire masser.
Alors, est-ce le « manque de temps » ou le « manque de connaissance » des bienfaits qui freine le fait de franchir le pas ??
En comparaison avec les pays d’Asie dans lesquelles les massages font partie intégrante de la culture et du quotidien, la France est vraiment un petit élève.
Pourquoi oser se faire masser est utile et apporte beaucoup ?
Pour une relaxation musculaire ponctuelle ou pérenne : mes clients mensuels réguliers ont un corps de plus en plus souple et de moins en moins chroniquement tendus d’une séance à l’autre.
Pour en finir avec certaines douleurs : par le biais du Tuina entre autres, il est possible de travailler sur des douleurs récurrentes afin de les faire partir.
Le toucher est nécessaire, vital à l’humain : pour rappel, des bébés qui sont juste nourris mais non touchés, meurent. De même pour nos anciens, si on ne les touche plus, ils se laissent partir.
Il permet de se recentrer sur soi-même : une cliente m’as dit un jour « chouette je me sens à nouveau alignée »
Et juste pour un instant plaisir de relâchement ou le mental arrête de faire le petit vélo.
Aujourd’hui, il est possible de se faire masser dans différents endroits selon le budget que nous avons, l’objectif visé et l’ambiance souhaitée.
Les SPA et Thalasso offrent une ambiance particulière, un environnement, un cadre des plus cocooning en plus, mais il ne permet pas un accès régulier pour toutes les bourses.
Il est des kinésithérapeutes qui proposent aussi des massages mais plus souvent avec des visées thérapeutiques précises dans le cadre de symptômes déjà avérés. Ils sont actuellement débordés en France et ne sont pas forcément là pour faire du préventif.
Certains ostéopathes pratiquent aussi des massages, mais ils restent assez rares.
Il est aussi possible de passer par votre esthéticienne si celle-ci c’est découvert une appétence pour les massages et dans un objectif de relaxation et de détente.
Et, bien sûr, il y a les salons ou centre de massages : Nous sommes dédiés à l’offre de ce service, il permet aussi un accès plus simple pour des petites bourses et chaque praticien a sa patte, sa particularité, son petit truc en plus qui fait que vous allez trouver le praticien qui vous correspond et vous apporte ce que vous attendez.
Se faire masser de manière régulière est un acte préventif de santé : quelle soit mentale ou physique.
« Je n’ai pas le temps « est rarement une véritable excuse : beaucoup de personnes oublient de se recentrer et de s’occuper de ce corps qui les accompagne chaque jour où qu’ils soient en toutes circonstances.
« Je ne prends pas le temps » est plus juste, c’est donc un véritable choix.
Et si vous choisissiez de prendre une heure chaque mois, rien que pour vous ???
Sachant qu’il y a en moyenne 730 heures dans un mois : cela vous prend 0,13% de votre temps et cela aura des effets sur les 729 heures restantes.
Et même en ne comptant pas les heures de sommeil, cela ne vous prendra que 0,20% de votre mois.
Tous les méridiens et tous les points de ceux-ci ont bien sur un rôle dans notre équilibre et notre bien-être. Mais il en existe un qui a un petit côté universel et qu’il s’avère utile de travailler dans tous les cas : c’est le E36 . Son autre petit nom est « Zusanli » (3 distances de la jambe). Et comme beaucoup de points, il a ses petits surnoms :
Calme asiatique
Équanimité divine
Trois villages
Grand guérisseur des pieds et des mains.
Ce point du méridien de l’Estomac répond à de très nombreux symptômes.
Mais où est-il ?
Pour le situer, la solution que je trouve personnellement la plus simple :
En glissant le doigt sur le tibia jusqu’à sentir une zone plus épaisse, moins lisse : puis glisser sur le côté entre le tibia et le péroné : vous y êtes.
Une autre technique consiste à poser sa main (côté de la jambe concernée) sur le genou et le point se trouve à bout du majeur
Ou en partant de la tête fibulaire (du péroné) : 2 travers de doigt sous cette tête puis un travers de doigt en allant vers le tibia.
Qui est-il ?
Ce point est un point dit « remarquable » pour prévenir des maladies. Il est considéré comme point HE mer du méridien de l’estomac : Il communique directement avec lui.
Les points He : « point où cela rentre ». Ce sont des points qui unissent, qui rassemblent. On les utilise en cas de Qi rebelle.
Le E36 piqué du coté dominant (droite pour les droitiers) permet d’influencer l’énergie de l’ensemble des méridiens : son effet est dynamisant. Il donne l’énergie pour avancer « 3 villages plus loin » ; c’est pour cette raison que les soldats Viets l’utilisaient lors de la guerre du Vietnam. C’est donc un point très intéressant à masser pour les marcheurs 😊
Si il est travaillé du coté non dominant : il a un effet calmant.
Ce point est utile dans de nombreux cas vastes et divers ; pour ne citer que quelque uns :
Épuisement et toutes les affections qui y sont liées
Affections gynécologiques (en // avec la Rate)
Saignements utérins
Taux d’acidité de l’estomac
Douleurs rhumatisantes de la hanche et du genou
Régularise les intestins
Calme le foie et renforce la rate
Augmente la circulation du sang et du Qi
Ce point est contre-indiqué en sur-stimulation chez les femmes enceintes car il peut avoir un impact sur l’utérus.
Le masser
Le travail sur nos méridiens est de longue haleine : ce ne sont pas non plus des boutons magiques genre : on appuie dessus et hop, problème résolu. Il y a une certaine discipline à mettre en place.
Le cas idéal – Masser le E36 avec la pulpe des doigts :
Environ 10 minutes à chaque massage
Et à une fréquence de une fois par mois pendant plusieurs mois.
Cela donnerait un résultat très notable.
Déjà, sans se fixer un objectif si contraignant, si vous pouvez le masser pendant environ 5 minutes. Avec une pression adaptée selon vos ressentis : pas de l’effleurement mais pas de douleur excessive non plus. Et plutôt le matin que le soir En y revenant régulièrement. Cela apporterait certainement un confort et une prévention interessante.
Voilà, en petite synthèse ce que ce fameux petit point peu apporter. Je vous souhaite une belle santé pleine d’énergie.
On en veut tous, nous souhaitons tous le découvrir, le vivre et le recevoir.
L’amour a plein de formes, l’amour a plein d’expressions. On le confond beaucoup avec autre chose, avec l’envie, avec la possession, avec l’appartenance.
Mais touchez du doigt l’amour et vous serez changé à jamais. L’amour est ce qui est, quand tout change autour de vous. Il est la porte qui vous mènera à ce qui est stable en vous, à ce qui est à jamais.
Il n’y pas de place pour la peur dans l’amour.
Aimer englobe le tout, chaque personne, chaque plante, chaque animal, chaque instant. Et le ressenti est unique pour chacun, car notre relation avec chacune est forcément unique et particulière.
Si vous avez peur de perdre quelqu’un d’aimé, c’est qu’il y a un bout de possession ou un bout de dépendance dans vos sentiments. Peut-être un peu des deux.
L’amour n’exige pas d’être unique pour l’autre, il se contente d’aimer sans s’amuser à mesurer s’il est au-dessus ou au-dessous ou bien spécial par rapport à d’autres.
Si c’est le cas, c’est de la compétition, pas de l’amour. L’amour de fout royalement d’être supérieur ou inférieur à un autre amour.
Il est ! Et cela lui suffit.
Il est la paix, il est le calme : ce calme intérieur qui est ce à quoi beaucoup d’entre nous aspirons. Ce calme que Mooji exprime comme étant la seule chose qui ne change pas.
L’amour permet d’être avec chacun, présent, et disponible.
L’amour permet de laisser partir lorsque cela s’avère nécessaire.
L’amour permet de voir les personnes au-delà de leurs comportements.
Mais l’amour permet aussi de mettre les limites aux comportements qui ne nous conviennent pas, mais en aimant, et cela fait une sacrée différence à l’intérieur de l’âme.
Dire Stop, ne veut pas dire, je ne t’aime pas ! Dire stop, veut juste dire : ces actes ou ces paroles ne me conviennent pas ou ne nous met pas dans l’amour
Laisser partir, dire adieu, si c’est ce qui est juste ou ce qui est nécessaire à soi-même ou à l’autre. Et réussir à le vivre et le faire en restant dans la joie, en restant dans l’amour, l’amour de soi, l’amour de l’autre. Je disais récemment à quelqu’un qu’on peut aimer quelqu’un qui ne nous aime pas, être son ami !! Et plus j’avance dans la vie, plus je me rend compte que c’est un véritable ressenti, une véritable ouverture possible. Car l’amour n’a pas besoin d’être réciproque pour être. C’est ce qui fait sa beauté, sa pérennité et sa force.
Aimer, regarder une fleur fragile, la percevoir, la laisser nous habiter : quel instant magique et éphémère. Mais son empreinte restera là, en nous, et elle nous permettra d’ouvrir encore un peu plus notre cœur à l’amour, l’amour du tout, l’amour de la vie.
Aimer ne veut pas dire la jouer « gentil bisounours » et laisser tout et n’importe quoi se passer autour de nous sans agir ou poser des limites.
Aimer, c’est juste rester conscient que tout ce qui nous entoure fait de son mieux et garder le cœur ouvert face à cela.
C’est accueillir sans y voir une bataille ou un combat même quand en face de nous, tout semble nous y pousser.
L’amour nous évite bien des pièges de notre ego. Il nous évite de nous sentir victime et il nous empêche de devenir bourreau.
Il va aussi nous apprendre à ne pas vouloir sauver à tout prix car, personne ne peut sauver personne à part soi-même.
L’amour nous enrichi pour enrichir notre environnement. Il nous permet d’être un phare. Il nous permet d’être à l’écoute, de donner sans attendre de « résultat », juste donner.
Il nous permet de ne pas avoir d’attentes car il remplit tellement l’âme qu’il ne reste aucun vide pour y placer des attentes stériles sources de toutes les souffrances possibles.
Il est le guide de la vie , il est la force de l’âme et il est la paix de chaque instant.
L’EMDR est un protocole de stimulations alternées développé par madame Francine Shapiro, psychologue californienne.
Elle cherchait un outil afin de réduire le stress elle-même étant atteinte d’un cancer.
L’EMDR s’adresse essentiellement aux personnes ayant une modification comportementale notable.
LA NOTION DE TRAUMATISME.
Dans notre vécu, nous vivons des expériences plus ou moins marquantes qui impactent le fonctionnement de notre cerveau.
Dans le cas d’un évènement « standard », notre cerveau va « digérer » les informations liées aux évènement vécus pour ensuite enrichir notre expérience et les stocker dans nos souvenirs.
MAIS, parfois, l’expérience aura été si marquante que notre cerveau ne parvient pas à assimiler les informations utiles et va stocker cette aventure dans ce que nous pouvons appeler notre mémoire dysfonctionnelle.
Ces expériences traumatiques ont pour conséquence d’impacter notre présent de manière notable : flash, rêves récurrents, idées fixes, remontée émotionnelles fortes etc… Ce qui nous amène à avoir des réactions fortes et des comportements incontrôlés qui viennent perturber notre quotidien.
LES PREUVES SCIENTIFIQUES
L’efficacité de l’EMDR a été reconnus par l’OMS (Organisation Mondial de la Santé).
Cette technique est à présent utilisée afin de soulager certaines dépressions, phobies, stress.
Scientifiquement prouvée depuis 1989 l’efficacité de l’EMDR est aussi utilisée afin de traiter les victimes d’attentats ou autres traumatismes parfois violents dans des situation de guerre.
Pourquoi ?
Le mouvement des yeux apaise le système limbique ce qui permet à notre cortex de réussir à réguler la charge émotionnelle que nous vivons et ainsi, les informations parviennent à être « digérées «
SON CHAMP D’APPLICATION
Son champ est très large.
Les évènements impactant peuvent être de diverses sortes :
Les évènements soudains, inattendus comme un accident, un sinistre, une agression ponctuelle.
Les évènements de longue durée et répétitifs comme des violences familiales, du harcèlement ou certaines expériences de combats.
L’EMDR est aussi un outil utile afin d’ancrer en soi des croyance positives par rapport à soi-même.
LES GRANDES LIGNES DU PRINCIPE
L’idée est de travailler sur une cible particulièrement liée à notre problématique.
Cette cible est choisie ensemble avec votre thérapeute.
A partir de ce point, selon un certain protocole, les stimulations alternées peuvent commencer.
La méthode la plus connue est l’alternance des yeux focalisés sur une cible mais, les stimulations alternées peuvent aussi être des stimulations droite gauche de toucher comme sur les genoux ou même des stimulation auditives droite-gauche.
L’objectif étant d’obtenir la diminution de l’impact émotionnel dans notre présent.
Il n’est pas question d’oublier !
Il n’est pas question de ne pas tirer d’expérience de notre vécu. Il est question de ne plus être impacté de manière incontrôlée au niveau émotionnel et comportemental dans notre quotidien du présent.
CELA NE REMPLACE PAS UN DEUIL
L’EMDR peut s’avérer efficace pour soutenir un deuil à vivre : on va pouvoir travailler sur la partie traumatique de celui-ci, sur les images ou les idées fixes qui y sont liées.
Nous pouvons soulager le travail d’un deuil, mais le cycle du deuil est un cycle normal à vivre et il nous faut passer par ce chemin, il n’est pas question de l’éviter à tout prix.
Ce n’est pas une baguette magique qui nous évite les moments désagréables de la vie.
Il reste que, en éliminant les artefacts qui perturbent le déroulement d’un deuil, les choses seront tout de même plus faciles à vivre.
ET SI JE NE ME SOUVIENS PAS ?
Bien souvent, notamment concernant certains traumatismes d’enfance, nous ne nous souvenons pas de ce qui nous a traumatisé.
L’EMDR apporte ce luxe de pouvoir malgré tout réussir à travailler sur la problématique tout de même.
Il y a diverses et multiples portes d’entrées qui peuvent nous fournir assez de matière afin de travailler sur ce qui continue à nous gêner dans notre présent.
VOULEZ VOUS COMPRENDRE OU RESOUDRE LE PROBLÈME ?
Par contre, l’EMDR ne vous offrira pas forcément de compréhension si vous en attendez à tout prix une. Parfois, le cerveau trouve tout seul des liens et trouve du sens et des explications de manière consciente, mais un grand nombre de fois, le travail s’effectue de manière inconsciente.
Mais, je vous pose la question :
Est-il plus important de comprendre ou bien de résoudre le problème ?
Vous avez une problématique de phobie, idées fixes, traumatisme encore très présent dans votre vie ?
Contactez moi, nous travaillerons ensemble sur cette problématique non nécessaire à votre quotidien.